Par Christine Comeau (elle)
Directrice générale, Association des microbrasseries Canadiennes

“Je fais plus de bière que jamais auparavant. Je gagne aussi moins d’argent que jamais auparavant”. C’est une histoire que j’entends souvent ces derniers temps. Bien que nouvelle dans le rôle de directrice générale de votre AMBC, je ne suis pas nouvelle dans l’industrie, ayant plus récemment co-présidé la Coupe des bières du Canada et avant, en tant que directrice générale d’Alcool artisanal NB. Alors, oui, j’ai entendu beaucoup d’histoires.

Les récits heureux émanent de ceux qui émergent de la pandémie, avec des amis et des membres de la famille qui se réunissent joyeusement autour d’une bière ou deux dans les salles de dégustation et les microbrasseries de notre pays. Parallèlement, les pressions inflationnistes, les surcharges de carburant, les problèmes de chaines d’approvisionnement, la pression sur les flux de trésorerie, l’espace, les pénuries de main-d’œuvre, le nettoyage, et le maintien de la sécurité et de la satisfaction des clients et du personnel nous mettent de la pression comme jamais auparavant. Comme si cela ne suffisait pas, les accises sont calibrées en fonction de l’inflation et devraient augmenter d’environ 6 % l’an prochain. Aïe!

L’industrie canadienne des microbrasseries a besoin d’un répit. Nous sommes essentiels à la reprise économique du Canada. C’est l’histoire que je raconte. Notre secteur représente 60 % de tous les emplois de l’industrie. 55 % des microbrasseries se trouvent dans des communautés rurales. Nous contribuons au tourisme, à l’agriculture, aux services professionnels, aux transports, aux arts, à la culture ainsi qu’à la croissance et au maintien de la population. Nous aidons à construire des communautés fortes où les gens veulent vivre, travailler et se divertir.

Nos microbrasseries indépendantes sont résilientes. Notre personnel n’a pas son pareil.

À l’échelle nationale, nos microbrasseries détiennent 10 % du marché[1]. Aux États-Unis, elle est de 13,1 %[2]. En Colombie-Britannique, elles atteignent plus de 40 %, et ce n’est pas près de s’arrêter. Les consommateurs aiment la bière artisanale locale. Nous sommes loin de la saturation du marché.

Cela me donne de l’espoir.

En tant que nouvelle directrice générale de l’AMBC, ma première tâche sera de lutter pour moderniser la structure des droits d’accise. Il ne s’agit pas d’un sprint, mais d’un marathon. Parmi mes autres priorités : l’annonce prochaine des dates de la deuxième édition de la Coupe des bières du Canada, la promotion du Sceau d’authenticité de microbrasserie indépendanteMC, la défense d’exigences justes et raisonnables en matière d’étiquetage, de traçabilité et de gestion de l’environnement, ainsi que la promotion de la diversité, de l’équité et de l’inclusion (DEI) dans notre industrie.

Nous ne sommes pas seuls. Notre secteur compte plus de 1100 microbrasseries. Et nous sommes en pleine croissance.

Ensemble, nous ferons la différence. Nous faisons déjà la différence. Il suffit de demander à vos fidèles clients, dont vous connaissez le nom pour la plupart.

N’hésitez pas à me faire part de vos histoires, de vos réflexions, de vos préoccupations, de vos opportunités ou simplement d’une bonne blague. J’aimerais apprendre à vous connaitre par votre nom. Vous pouvez communiquer avec moi directement à christine.comeau@ccba-ambc.org ou 506-647-0674.

Je suis à votre écoute.

À votre santé,

Christine

[1] MNP Economic Impact Report, fall 2022.

[2] Brewers Association, 2021 “National Beer Sales & Production Data”

https://www.brewersassociation.org/statistics-and-data/national-beer-stats/.