Le 8 septembre, la Maison Blanche a annoncé une interdiction quasi totale d’importation aux États-Unis d’alcools, de vins et de bières canadiens, avec effet au 29 septembre. Cette mesure est présentée comme une riposte à l’encontre des huit provinces qui ont retiré les alcools américains de leurs rayons en 2025, et elle s’ajoute au droit de douane de 50 % entré en vigueur en août dernier. Quelles que soient les motivations politiques qui sous-tendent cette décision, le résultat pour nos adhérents est le même : un coût supplémentaire imposé aux brasseries canadiennes qui n’a rien à voir avec la bière qu’elles produisent.
Voici le point sur lequel il convient de s’attarder. Notre gouvernement fédéral n’a aucune influence sur les prochaines décisions de Washington. Les mesures de rétorsion commerciale sont décidées aux États-Unis, et non à Ottawa. Mais il existe un levier qui relève entièrement du contrôle d’Ottawa, et c’est celui que nous demandons au ministère des Finances d’actionner depuis deux ans : la réforme de la taxe d’accise.
La réduction temporaire de 50 % des droits d’accise sur les 15 000 premiers hectolitres brassés, prolongée en avril dernier, porte ses fruits. Elle permet aux plus petites brasseries de récupérer environ 1 000 dollars par an, et jusqu’à 90 000 dollars pour nos grandes brasseries indépendantes. Mais cette mesure est temporaire, et elle cesse d’être utile dès qu’une brasserie dépasse les 15 000 hL, c’est-à-dire précisément au moment où bon nombre d’entre elles en ont le plus besoin. Il est temps que le ministère des Finances aille jusqu’au bout : rendez cette réduction permanente et étendez cet allègement significatif jusqu’à 500 000 hL brassés. Ottawa ne peut pas empêcher un gouvernement étranger de fermer sa frontière. En revanche, il peut cesser de taxer nos brasseries comme si c’était à elles de résoudre le problème.
Renvoyer cette affaire à Ottawa
Cet automne, je me rendrai à Ottawa pour une série de réunions avec des ministres, des députés et des hauts fonctionnaires des ministères des Finances, du Tourisme, des Petites entreprises et de l’Agriculture. Notre demande reste inchangée : un allègement permanent et progressif des droits d’accise, adapté au fonctionnement actuel du secteur. Nous organisons également « Pints on Parliament Hill », une réception au cours de laquelle les élus et les collaborateurs politiques auront l’occasion non seulement de déguster une sélection de bières artisanales, mais aussi de prendre conscience de l’impact de notre secteur sur l’emploi et les communautés locales à travers tout le pays.
Où me retrouver cet automne
Je serai également en déplacement pour la saison des conférences d’automne, et j’aimerais rencontrer le plus grand nombre d’entre vous possible en personne :
- Gala de la Coupe des bières du Canada, Calgary, le 8 octobre
- Conférence de l’Association des petits brasseurs de l’Alberta, Calgary, le 9 octobre
- Conférence de la BC Craft Brewers Guild, New Westminster, les 15 et 16 octobre
- Conférence des brasseurs artisanaux de l’Ontario, Hamilton, les 4 et 5 novembre
- Conférence de l’AMBQ, Québec, du 23 au 25 novembre
Si vous participez à l’un de ces événements, n’hésitez pas à venir me voir. Ce que j’entends de la part des membres dans les couloirs et sur les stands influence autant que tout autre élément ce que nous présentons lors des réunions à Ottawa.
À la vôtre.
