Les droits de douane américains sur la bière artisanale canadienne sont désormais en vigueur

août 26, 2026

Brasseurs artisanaux canadiens confrontés à un nouveau droit de douane américain de 50%

Le secteur canadien de la bière artisanale est confronté à un nouveau défi commercial de taille suite à la mise en place d’un droit de douane américain de 50% sur certaines boissons alcoolisées canadiennes, dont la bière canadienne.

Le droit de douane, imposé par les États-Unis en vertu de L’article 338 de la loi américaine sur les droits de douane de 1930 est entré en vigueur le 22 août 2026 à 00 h 01 (heure de la côte Est). . Il est important de noter que le nouveau tarif s’applique aux produits concernés, qu’ils bénéficient ou non d’un traitement préférentiel au titre de l’ACEUM.

Pour les microbrasseries canadiennes qui exportent vers les États-Unis, cela représente un nouveau coût considérable et génère une incertitude supplémentaire pour des microbrasseries qui opèrent déjà dans un contexte économique difficile.

Un défi de taille pour les brasseurs artisanaux canadiens

Les États-Unis constituent depuis longtemps un marché d’exportation important pour les microbrasseries canadiennes. Ce nouveau droit de douane menace de nuire à la compétitivité de la bière canadienne sur le marché américain en augmentant considérablement le coût à l’arrivée des produits canadiens.

Un droit de douane de 50% ne constitue pas simplement un coût supplémentaire lié à l’activité. Pour de nombreuses brasseries indépendantes, absorber une telle hausse n’est pas viable financièrement, tandis que répercuter l’intégralité de ce coût sur les consommateurs pourrait rendre la bière canadienne nettement moins compétitive face aux produits américains et aux autres produits importés.

Cette mesure est également source d’incertitude pour les brasseries, les distributeurs, les détaillants et les autres entreprises qui ont investi dans le développement de marchés transfrontaliers et établi des relations commerciales à long terme.

La bière artisanale canadienne ne devrait pas être victime collatérale d’un différend commercial plus large.

AMBC: Collaborer avec les pouvoirs publics

L’Association des microbrasseries canadiennes (AMBC) collabore activement avec le gouvernement fédéral et d’autres parties prenantes concernant l’impact des droits de douane américains sur les microbrasseries canadiennes.

Notre message est clair: le gouvernement canadien doit continuer à œuvrer de toute urgence pour protéger les entreprises, les emplois et l’accès aux marchés canadiens, tout en cherchant à trouver une solution négociée au différend commercial plus large qui oppose le Canada aux États-Unis.

L’AMBC continuera à plaider en faveur de mesures qui tiennent compte de la situation particulière des microbrasseries indépendantes du Canada et de l’impact disproportionné qu’un droit de douane de cette ampleur peut avoir sur les petits producteurs.

Nous continuerons également à collaborer avec les responsables gouvernementaux et nos partenaires du secteur afin de veiller à ce que les réalités auxquelles sont confrontées les microbrasseries soient pleinement prises en compte alors que le Canada élabore sa réponse aux dernières mesures commerciales américaines.

Soutenir la bière artisanale canadienne

Par ailleurs, l’AMBC encourage les Canadiens à soutenir les microbrasseries indépendantes du Canada.

Il n’a jamais été aussi important d’acheter de la bière locale. Les quelque 1 200 microbrasseries indépendantes du Canada soutiennent l’emploi et les communautés dans tout le pays, s’approvisionnent auprès de fournisseurs canadiens et contribuent de manière significative aux économies locales.

Alors que le commerce international devient de plus en plus incertain, le renforcement du marché intérieur constitue un élément essentiel pour bâtir un secteur brassicole canadien plus résilient.

Notre priorité absolue au niveau fédéral reste la modernisation de la fiscalité sur les produits de consommation

Bien que le commerce transfrontalier et interprovincial fasse l’objet de débats importants, notre priorité numéro un en matière de plaidoyer au niveau fédéral reste inchangée : la modernisation du cadre fédéral canadien en matière d’accises sur la bière.

La réduction temporaire de 50% de la taxe d’accise appliquée par le gouvernement fédéral sur les 15 000 premiers hectolitres brassés a démontré qu’Ottawa reconnaît les défis particuliers auxquels sont confrontés les petits producteurs. Cette mesure a apporté un soulagement significatif aux brasseries indépendantes, mais elle ne constitue qu’un palliatif face à un problème permanent.

Comme nous l’avons récemment mentionné, notre principale priorité en matière de plaidoyer au niveau fédéral est la modernisation permanente et structurelle de la loi sur les droits d’accise, notamment par l’octroi d’un allègement significatif sur les 500 000 premiers hectolitres brassés.

Que va-t-il se passer ensuite ?

L’AMBC continuera à suivre de près l’évolution de la situation et à tenir ses membres informés dès que de nouvelles informations seront disponibles.

Nous sommes conscients que les brasseries peuvent se poser des questions concernant l’application de ce droit de douane, ses implications pour les exportations et les contrats existants, ainsi que le contexte commercial général.

L’AMBC continuera à veiller à ce que les intérêts des microbrasseries indépendantes du Canada soient représentés au niveau fédéral et à ce que le gouvernement comprenne l’urgence de la situation.

Nous continuerons à plaider en faveur de solutions qui protègent les microbrasseries canadiennes, soutiennent l’emploi et préservent les débouchés de la bière canadienne sur les marchés internationaux.

C’est une période difficile pour la bière artisanale canadienne, mais le secteur continuera à travailler de concert, à dialoguer avec les pouvoirs publics et à défendre les intérêts des microbrasseries indépendantes du Canada.